Ressources/Conformité

Ce qu’un conseiller canadien peut (et ne peut pas) dire en ligne

La façon la plus rapide de tuer le marketing d’un conseiller, ce n’est pas une mauvaise idée, c’est une bonne idée qui dort six semaines en révision de conformité et revient couverte de rouge. La plupart de ces refus sont prévisibles, et la plupart sont évitables. Voici la version pratique de ce qui fait approuver du contenu.

Un guide de Finnect, agence de marketing établie à Montréal pour les conseillers financiers canadiens.

Partez du cahier de règles de votre cabinet, pas de celui du régulateur

Peu importe votre catégorie d’inscription, votre réalité marketing quotidienne est définie par les politiques de votre cabinet, habituellement plus strictes que la réglementation qu’elles appliquent. Avant d’écrire une seule publication, procurez-vous la version à jour des lignes directrices marketing et médias sociaux de votre cabinet. Le contenu écrit à l’intérieur de ces balises dès la première ébauche s’approuve en quelques jours; le contenu écrit d’abord et « vérifié ensuite » se fait réécrire.

Les affirmations qui déclenchent des refus

D’un cabinet à l’autre, les réviseurs signalent les mêmes motifs :

  • Les promesses de rendement. Tout ce qui laisse entendre un résultat prévisible. « Faites croître votre patrimoine plus vite » ne se lit pas du tout de la même façon pour un réviseur que pour un rédacteur publicitaire.
  • Les superlatifs sans preuve. « Meilleur », « numéro 1 » : si vous ne pouvez pas l’appuyer avec une source que votre cabinet accepte, ça ne survivra pas à la révision.
  • Les conseils hors cadre. Du contenu qui ressemble à une recommandation personnalisée plutôt qu’à de l’éducation générale. La solution est souvent une question de cadrage : enseignez le concept, ne prescrivez pas le produit.
  • Les témoignages sans autorisation. Les règles sur les témoignages de clients varient selon la catégorie d’inscription et le cabinet. N’en publiez jamais sans approbation explicite : même un avis Google repartagé peut compter.

Ce qui survit toujours à la révision

La bonne nouvelle : le contenu qui bâtit le plus de confiance est aussi le plus facile à approuver.

  • L’éducation. Expliquer comment fonctionnent réellement les REER, les CELI, le gel successoral ou l’assurance collective. Général, factuel, intemporel.
  • La transparence de processus. À quoi ressemble le travail avec vous, étape par étape. Personne ne refuse une description de votre propre accueil de client.
  • Votre perspective. Pourquoi vous servez le créneau que vous servez, ce à quoi ressemble un bon conseil selon vous, les questions qu’un client devrait poser à n’importe quel conseiller, vous y compris.

Du contenu rédigé pour l’approbation dès la première ligne?

C’est littéralement notre métier. Chaque livrable Finnect est écrit à l’intérieur des lignes directrices de votre cabinet, rondes de retouches incluses.

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N’oubliez pas : le courriel aussi est réglementé

La Loi canadienne anti-pourriel (LCAP) s’applique à votre infolettre et à vos courriels de prospection : il vous faut un consentement documentable, un mécanisme de désabonnement fonctionnel et une identification exacte de l’expéditeur. Une liste propre, fondée sur la permission, n’est pas seulement plus sûre : elle performe de toute façon beaucoup mieux.

Le flux de travail qui rend tout ça facile

Les conseillers qui publient avec constance font tous une variante de la même chose : créer le contenu en lot, soumettre les ébauches à la conformité selon un horaire prévisible, et maintenir une bibliothèque de contenu approuvé réutilisable. Les cycles de révision cessent d’être un goulot quand ils font partie du rythme plutôt que d’arriver après coup.

Cet article est de l’information générale, pas un avis juridique ou de conformité : les politiques de votre cabinet et votre catégorie d’inscription déterminent ce qui s’applique à vous.

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