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Un conseiller financier peut-il utiliser des avis Google et des témoignages au Canada ?
Une cliente vous a remercié après sa révision annuelle, elle vous a dit qu’elle parle de vous à ses amies, et vous avez pensé lui demander un avis Google. Puis vous ne l’avez pas fait, parce qu’un collègue en congrès a déjà dit que les témoignages étaient illégaux. Ce collègue citait une règle qui n’a jamais été canadienne.
Résultat : des fiches Google vides dans toute la profession, pendant que le dentiste du même édifice affiche un mur d’avis cinq étoiles. Le prospect qui cherche votre nom ne trouve rien. Cet article sépare la règle du folklore, décrit un programme d’avis que la conformité peut accepter, et vous donne un script pour la demande.
Un guide de Finnect, agence d’acquisition de clients de Montréal pour les conseillers financiers canadiens.
Oui, sous conditions. Aucune règle en valeurs mobilières n’interdit les avis Google d’un conseiller financier au Canada, ni les témoignages de clients. Un témoignage est une communication publicitaire : rien de trompeur, approbation préalable du courtier dans la plupart des cas, et restrictions internes dans plusieurs cabinets.
Les conseillers en assurance relèvent de leur régulateur provincial, l’AMF au Québec. Vérifiez la politique de votre cabinet avant de solliciter qui que ce soit, et vous pourrez bâtir une preuve qui survit à la révision.
Points clés
- Aucune règle canadienne en valeurs mobilières n’interdit d’emblée les témoignages de clients; l’interdiction dont on se souvient était une règle américaine pour les conseillers inscrits auprès de la SEC.
- Un avis que vous sollicitez ou republiez est une communication publicitaire : rien de trompeur, aucun chiffre de rendement, et l’approbation préalable du courtier dans un cabinet membre de l’OCRI.
- La vraie contrainte, c’est habituellement la politique de votre cabinet, pas le régulateur; la première étape est une réponse écrite de la conformité.
- Payer quelqu’un pour un avis ou une mention vous fait entrer dans le territoire des ententes d’indication de clients, selon l’avis des ACVM et de l’OCRI sur les finfluenceurs.
Dans cet article
- La réponse courte : pas d’interdiction générale, mais des communications publicitaires
- Pourquoi les conseillers confondent la vieille règle américaine de la SEC avec le Canada
- À quoi ressemble un programme d’avis conforme
- À qui appartient la fiche Google : à vous ou au cabinet ?
- Recommandations LinkedIn, témoignages vidéo et promotion payée
- Scénarios d’avis : traitement habituel et points à vérifier
- Un script de demande d’avis que la conformité devrait accepter
- Foire aux questions
La réponse courte : pas d’interdiction générale, mais des communications publicitaires
Vous avez probablement cherché la règle qui interdit les témoignages sans jamais la trouver. La réglementation canadienne en valeurs mobilières ne dit nulle part « pas de témoignages ». Elle dit ce qu’une communication peut affirmer et qui l’approuve.
Un avis Google que vous sollicitez, auquel vous répondez ou que vous republiez tombe sous ces règles comme le reste de votre marketing. Trois couches comptent pour un conseiller inscrit :
- Les communications trompeuses. L’article 13.18 du Règlement 31-103 interdit à une personne inscrite de se présenter de façon trompeuse quant à sa compétence, son expérience, ses qualifications ou ses services. Le « meilleur conseiller à Montréal » d’un avis, vous ne l’avez pas écrit, mais dès qu’il est sur votre site, c’est vous qui l’affirmez.
- Les affirmations de rendement. La partie 15 du Règlement 81-102 impose des périodes et des calculs de rendement prescrits à toute communication publicitaire sur un fonds public, publication sociale comprise. « Elle m’a fait faire 14 % l’an passé » n’entre dans aucun format prescrit. Les lois provinciales, comme l’article 50 de la Securities Act de la Colombie-Britannique, interdisent aussi de représenter la valeur future d’un titre qu’on promeut.
- La supervision du courtier. Chez un courtier en placement membre de l’OCRI (Organisme canadien de réglementation des investissements, anciennement l’OCRCVM et l’ACFM), la série de règles 3600 exige la révision et la supervision de la publicité et de la documentation commerciale, médias sociaux compris, et deux ans de conservation pour la publicité.
Puis il y a la couche qui tranche la plupart des cas : la politique de votre cabinet. Plusieurs courtiers les restreignent à l’interne, par exemple en faisant masquer les recommandations LinkedIn. C’est un choix de politique, pas une règle. Vérifiez-la par écrit avant de solliciter un seul client.
Avec un permis d’assurance seulement, vous vivez sous une autre carte, provinciale :
- En Ontario, la Règle sur les actes ou pratiques malhonnêtes ou mensongers de l’ARSF couvre la publicité trompeuse.
- Au Québec, l’AMF publie un Guide sur les représentations, et les balises marketing de la Chambre de la sécurité financière (la Chambre de l’assurance dès le 4 juillet 2026) s’appliquent à ses membres.
- Les conseils en assurance couvrent la C.-B. et les Prairies.
Votre agent général ou assureur ajoute souvent sa politique. La carte complète : notre guide pilier sur le marketing conforme des conseillers canadiens sous l’OCRI, l’AMF et la LCAP. Reste à savoir d’où vient la peur.
Pourquoi les conseillers confondent la vieille règle américaine de la SEC avec le Canada
Vous avez probablement entendu l’interdiction énoncée avec aplomb par quelqu’un de plus ancien. Pendant des décennies, la règle sur la publicité de la Securities and Exchange Commission américaine a pratiquement interdit les témoignages de clients aux conseillers en placement inscrits. Elle a depuis été réécrite, mais le folklore lui a survécu et a traversé la frontière par les blogues, conférenciers et gabarits de conformité américains. La SEC n’a jamais réglementé un conseiller canadien.
Deux réalités canadiennes entretiennent le mythe. Plusieurs courtiers restreignent bel et bien les témoignages par politique; celui qui s’est fait dire non en 2015 s’en souvient comme d’une loi. Et l’avis des ACVM et de l’OCRI sur les finfluenceurs, en décembre 2025, a fait des manchettes lues par certains comme une interdiction des endossements. C’est une ligne directrice sur la promotion payée, abordée plus bas.
La distinction compte : une règle ne se négocie pas, une politique se demande. C’est ce qu’explique notre guide sur les règles de l’OCRI sur les médias sociaux et ce qui exige une approbation préalable. Voici donc quoi demander.
À quoi ressemble un programme d’avis conforme
Vous avez probablement vu la fiche d’un collègue avec une douzaine d’avis en vous demandant comment elle a passé la conformité. Un programme conforme, c’est celui où chaque étape, de la demande à la réponse, a été vue par votre cabinet avant d’avoir lieu. Et rien de ce que vous ou votre client publiez ne contient de rendement ou de superlatif. Dans l’ordre :
- Obtenez la politique par écrit. Trois questions à la conformité : puis-je avoir une fiche Google à mon nom, demander des avis à mes clients, et les republier ailleurs ? Gardez le courriel.
- Demandez la permission, sans pression. Après un moment de service (un plan terminé, un transfert sans accroc), jamais après un bon trimestre. Dites clairement que refuser ne change rien.
- Aucun incitatif. Pas de carte-cadeau, de tirage ni de rabais sur les honoraires. Un incitatif fait de l’avis un achat, un conflit que votre cabinet devrait divulguer.
- Aucune affirmation de rendement, même venant d’un client. Si un avis mentionne un rendement ou une garantie, ne le republiez pas et demandez à la conformité s’il faut le faire retirer.
- Répondez sans parler des comptes. « Content que la conversion en FERR se soit bien passée » confirme en public une relation client et un produit, des renseignements régis par la LPRPDE. Remerciez, restez général, réglez les détails en privé.
- Surveillez et conservez. Capture d’écran de chaque avis réutilisé, datée, classée avec l’approbation. Les courtiers de l’OCRI conservent la publicité deux ans et la correspondance cinq ans.
- Faites approuver la demande elle-même. Votre courriel de sollicitation est du marketing : approuvé une fois, réutilisé tel quel.
Avant la première étape, réglez la question que la plupart des conseillers sautent : à qui est la fiche ?
À qui appartient la fiche Google : à vous ou au cabinet ?
Que la fiche soit à vous ou à votre cabinet décide qui contrôle les avis, qui en répond et ce qui arrive si vous changez de courtier. Réglez ça en premier : les avis ne se transfèrent pas d’une fiche à l’autre.
- Fiche de succursale, propriété du cabinet. Le courtier ou l’agent général gère la fiche, souvent au nom de la succursale, avec accès direct pour la conformité, ce que plusieurs préfèrent. Les avis restent au cabinet si vous partez.
- Fiche au nom du conseiller. Vous créez la fiche sous votre nom inscrit et contrôlez les réponses et les catégories. Votre cabinet voudra habituellement un accès de gestionnaire : le nom, la description et les services affichés sont du marketing.
Dans les deux cas, le titre affiché doit être permis. L’Ontario protège « Financial Advisor » et « Financial Planner » depuis le 28 mars 2022, par la règle sur la protection des titres des professionnels des finances. Le Québec réserve « planificateur financier » aux détenteurs d’un certificat de l’AMF.
Notre guide sur la fiche Google et le référencement local pour les conseillers couvre les catégories et les zones desservies. Il détaille aussi les champs qui attirent les recherches « conseiller financier près de moi ».
Une preuve sociale que votre équipe de conformité approuve du premier coup
Finnect rédige la demande d’avis, les gabarits de réponse et les scripts de témoignages vidéo pour les conseillers canadiens, dans les lignes directrices de votre cabinet, et les soumet en approbation préalable avant toute mise en ligne. De la preuve sur votre fiche, sans réécriture ni dossier ouvert à votre nom. Tarif mensuel fixe pour connaître le montant avant de commencer, jamais un pourcentage de vos actifs pour que les règles d’indication de votre cabinet restent nettes, chaque livrable rédigé pour la révision de conformité de votre cabinet, en français et en anglais sous un même toit.
Réserver mon audit gratuitRecommandations LinkedIn, témoignages vidéo et promotion payée
Vous avez probablement accepté une recommandation LinkedIn sans y voir du marketing. Même analyse pour tous les formats : recommandation, entrevue filmée ou mention payée, ce sont des déclarations à votre sujet que vous avez choisi de publier. Communications publicitaires d’abord, preuve sociale ensuite.
Les recommandations LinkedIn. Une recommandation est un témoignage que vous contrôlez, parce que vous l’acceptez avant qu’elle s’affiche. Plusieurs courtiers exigent de masquer la section; d’autres la permettent avec approbation préalable. Si c’est votre cas, passez chacune au crible avant de l’accepter.
Voyez LinkedIn pour les conseillers financiers au Canada pour le reste du profil.
Les témoignages vidéo. La preuve la plus convaincante et la plus scrutée. Scénarisez les questions, pas les réponses : comment c’était de travailler avec vous, comment les décisions ont été expliquées, jamais les résultats. Obtenez une autorisation écrite, soumettez le montage final en approbation préalable, classez les deux ensemble.
Voir pourquoi la vidéo bâtit la confiance pour les conseillers.
La promotion payée. Le 11 décembre 2025, les ACVM et l’OCRI ont publié l’Avis 31-369 du personnel sur les finfluenceurs. La promotion payée d’une personne inscrite peut être une entente d’indication de clients sous le Règlement 31-103, et les sociétés sont responsables des déclarations faites en leur nom. Les régulateurs s’attendent à :
- un contrôle diligent et des ententes écrites;
- un contenu « juste, équilibré, étayé et non trompeur »;
- une surveillance continue et la divulgation des conflits (résumé de l’OCRI).
Dès que de l’argent, un cadeau ou un rabais s’échange contre un avis, vous gérez une entente d’indication, avec une paperasse que vous n’avez pas faite.
Scénarios d’avis : traitement habituel et points à vérifier
Trouvez votre situation ci-dessous avant de solliciter qui que ce soit. Le tableau résume le traitement habituel de chaque cas et ce qu’il faut vérifier auprès de votre cabinet. « Habituel » : ce que nous observons chez les courtiers et les agents généraux, pas une règle.
| Scénario | Traitement habituel | À vérifier |
|---|---|---|
| Un client laisse un avis Google non sollicité | Pas votre communication tant que vous n’y répondez pas ni ne le réutilisez | Si votre cabinet permet la fiche; règles de réponse |
| Vous demandez un avis à un client | La demande est du marketing; script approuvé une fois | Politique du cabinet sur la sollicitation; aucun incitatif |
| Vous citez un avis sur votre site ou dans une publicité | Publicité; approbation préalable et conservation | Aucun rendement ni superlatif; conservation de deux ans |
| Recommandation LinkedIn | Témoignage que vous acceptez, donc communication publicitaire | Si la section doit être masquée; approbation avant d’accepter |
| Témoignage vidéo | Communication publicitaire la plus scrutée | Autorisation écrite, questions sur l’expérience seulement, montage final approuvé |
| Influenceur payé ou incitatif au client | Entente d’indication possible sous l’Avis 31-369 | Entente écrite, information au client, aval du cabinet |
| Avis négatif | Réponse permise dans la plupart des cabinets, sans détails de compte | LPRPDE : ne jamais confirmer une relation client ni un produit |
| Conseiller en assurance seulement | Règles du régulateur provincial sur la publicité trompeuse | Politique de l’agent général ou de l’assureur; au Québec, version française de tout ce qui est publié |
Voilà ce que ça donne sur six mois.
En pratique : un exemple illustratif. Une représentante en épargne collective de Calgary obtient par écrit le droit de tenir une fiche à son nom. Elle obtient aussi celui de solliciter avec un script approuvé et de répondre avec un gabarit approuvé. En six mois, elle sollicite quatorze clients à des moments de service, sans incitatif; neuf laissent un avis.
L’un parle de « super rendements » : elle n’y répond pas, ne le réutilise pas, et la conformité demande à Google de le retirer. Les huit autres sont capturés, datés et classés; deux, sur la clarté de ses explications d’une décision de régime de retraite, sont approuvés pour son site web. Rien ici n’est promis; c’est le processus qui rend le programme défendable.
Un script de demande d’avis que la conformité devrait accepter
Vous avez probablement rédigé une demande, relue puis effacée parce qu’elle sonnait quêteuse. Celle qui se fait approuver est courte, rend le refus facile, ne mentionne aucun résultat et n’offre rien en retour. Voici notre version, à soumettre à votre conformité avant usage. Par courriel, après un moment de service :
- « Bonjour [prénom], merci pour le temps que vous avez consacré à [la rencontre de planification / le transfert de compte] ce mois-ci. »
- « Je tiens une fiche Google pour que les gens qui cherchent un conseiller puissent lire à quoi ressemble le travail avec moi. Si vous êtes à l’aise de partager votre expérience, voici le lien : [lien]. Merci de ne rien mentionner sur vos comptes, vos placements ou vos résultats, seulement sur la façon dont ça s’est passé. »
- « Si vous préférez ne pas le faire, c’est tout à fait correct, et ça ne change rien à notre façon de travailler ensemble. »
- « Merci dans un cas comme dans l’autre. [Nom, titre inscrit, cabinet, mentions obligatoires] »
Trois détails font le travail :
- la raison d’être de la fiche;
- la consigne de ne pas parler des comptes ni des résultats, la ligne que les réviseurs aiment le plus;
- la porte de sortie.
À ne pas écrire : « cinq étoiles, ça me ferait tellement plaisir », une date limite, plus d’une relance, ou une mention de cadeau, de tirage ou de don.
Si votre cabinet dit non à tout ça, le contenu éducatif et votre histoire survivent partout à la révision; voyez ce qu’un conseiller canadien peut dire en ligne.
Foire aux questions
Un conseiller financier peut-il demander des avis Google au Canada ?
Oui : aucune règle canadienne en valeurs mobilières ne l’interdit. La demande est du marketing : chez un courtier membre de l’OCRI, elle devrait être approuvée d’avance, n’offrir aucun incitatif et demander de ne pas parler de comptes ni de résultats. Plusieurs cabinets restreignent la sollicitation par politique interne : obtenez une réponse écrite de la conformité avant tout envoi.
Les témoignages de clients sont-ils permis sous les règles de l’OCRI ?
Oui : les règles de l’OCRI pour les courtiers en placement n’interdisent pas les témoignages. Elles exigent la révision et la supervision de la publicité et de la documentation commerciale, médias sociaux compris, et deux ans de conservation. Un témoignage que vous publiez est de la documentation commerciale : non trompeur, sans rendement hors des formats du Règlement 81-102, et approuvé par votre courtier. La politique de votre cabinet peut être plus stricte.
Devrais-je répondre à un avis Google négatif comme conseiller financier ?
Habituellement oui, si votre cabinet permet les réponses : une plainte sans réponse se lit plus mal qu’une réponse calme. Ne confirmez jamais une relation client, ne nommez aucun produit, ne discutez d’aucun compte : la LPRPDE protège ces renseignements. Remerciez, offrez un numéro de téléphone et utilisez un gabarit approuvé par votre conformité.
L’avis des ACVM et de l’OCRI sur les finfluenceurs s’applique-t-il aux avis de clients ?
Pas à un avis honnête et non rémunéré d’un client : l’Avis 31-369 du personnel porte sur la promotion payée. Il devient pertinent dès qu’une chose de valeur s’échange contre un avis ou un endossement : possible entente d’indication, avec entente écrite, information au client et surveillance continue, votre cabinet étant responsable de ce qui est dit.
Une preuve qui bâtit la confiance, sans réécriture par la conformité
Finnect, agence d’acquisition de clients de Montréal pour les conseillers financiers canadiens, bâtit la demande d’avis, les réponses, les scripts de témoignages vidéo et le texte de votre fiche, puis diffuse les publicités et remplit votre agenda. Vos prospects arrivent en ayant lu à quoi ressemble le travail avec vous. Tarif mensuel fixe pour connaître le montant avant de commencer, jamais un pourcentage de vos actifs pour que les règles d’indication de votre cabinet restent nettes, chaque livrable rédigé pour la révision de conformité de votre cabinet, en français et en anglais sous un même toit.
Réserver mon audit gratuitCet article est de l’information générale pour les conseillers financiers canadiens, pas un avis juridique, de conformité ou de placement. Votre catégorie d’inscription, les politiques de votre cabinet et votre régulateur provincial déterminent ce qui s’applique à vous. Les chiffres sont illustratifs sauf lorsqu’une source est citée.
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