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Marketing pour conseillers financiers au Canada : le guide complet (2026)

Une boussole, une carte pliée avec trois épingles et une feuille d’érable

Il est 20 h 40 un mardi soir, et vous êtes encore au bureau. Vous composez les numéros de gens qui vous ont dit « rappelez-moi au printemps » il y a deux printemps. Cette soirée-là, c’est le vrai prix d’une pratique bâtie sur les seules références : la prospection ne finit jamais, elle glisse simplement plus tard dans la journée.

Le rapport Broadridge/AdvisorStream 2024 sur le Canada mesure 1,7 heure de marketing par semaine, et 89 % des conseillers nomment le temps comme principal obstacle. Un résumé du Globe and Mail évalue à 20 % la part de ceux qui ont un plan. Ce guide est le plan : les canaux qui remplissent un agenda canadien, ce que chacun coûte en dollars et en heures, comment les mesurer. Et comment les bâtir pour que la conformité les approuve au lieu de vous les retourner.

Un guide de Finnect, agence d’acquisition de clients de Montréal pour les conseillers financiers canadiens.

Le marketing pour conseillers financiers au Canada fonctionne quand il respecte trois contraintes :

  • l’approbation préalable de chaque message public par votre cabinet;
  • la LCAP et la Loi 25 pour contacter les gens;
  • un marché bilingue.

À l’intérieur de ces limites, les canaux qui remplissent un agenda le plus vite sont les références, les centres d’influence, la publicité Meta avec prise de rendez-vous et les webinaires. Jugez-les au coût par rendez-vous obtenu plutôt que par prospect. Bâtissez à l’intérieur de ces limites et les rendez-vous du mois prochain deviennent quelque chose que vous planifiez, pas quelque chose que vous espérez.

Points clés

  • Les conseillers canadiens dépensent en moyenne 7 748 $ par année et 1,7 heure par semaine en marketing; avec une stratégie définie, ils accueillent 22 nouveaux clients par année contre 13 (Broadridge/AdvisorStream, 2024).
  • Un prospect référé se convertit en 1,6 mois, un prospect issu du marketing en 3,7 : un canal payant a donc besoin d’une prise de rendez-vous et d’une séquence de relance, pas d’un simple formulaire.
  • Chaque canal public au Canada passe par la même porte : la révision de votre cabinet sous l’OCRI, l’AMF ou les règles provinciales en assurance, plus un consentement LCAP avant toute relance.
  • Jugez chaque canal au coût par rendez-vous obtenu et par ménage, jamais au coût par prospect. Le prospect bon marché qui ne répond jamais est le plus cher que vous achèterez.
Dans cet article
  1. Pourquoi le marketing est-il différent pour un conseiller canadien?
  2. Comment les conseillers canadiens trouvent-ils des clients, selon les chiffres?
  3. Quels canaux marketing fonctionnent pour un conseiller canadien? Les cinq premiers
  4. Les canaux de soutien : six à dix
  5. Un plan marketing de 90 jours pour un conseiller financier canadien
  6. Comment mesurer le marketing d’un conseiller financier?
  7. Les plus grandes erreurs de marketing des conseillers financiers au Canada
  8. Le faire soi-même ou engager une agence?
  9. Pour aller plus loin : les guides de la série
  10. Foire aux questions

Pourquoi le marketing est-il différent pour un conseiller canadien?

Vous avez sûrement lu un plan marketing qui tenait la route jusqu’au moment où vous vous êtes imaginé l’envoyer à la conformité. C’est que quatre couches de règles décident de ce que vous pouvez dire, et à qui, avant même le choix d’un canal :

  • les ACVM et l’OCRI en valeurs mobilières;
  • les permis provinciaux en assurance;
  • les lois fédérales anti-pourriel et sur la vie privée;
  • la Loi 25 et la Charte de la langue française au Québec.

Presque tous les guides en ligne visent des conseillers américains sous la SEC et la FINRA, et sautent les quatre.

  • Qui vous encadre. L’OCRI (Organisme canadien de réglementation des investissements, anciennement l’OCRCVM et l’ACFM) supervise les courtiers en placement et en épargne collective et comptait 111 566 personnes autorisées à la fin de 2025. Les gestionnaires de portefeuille relèvent de leur commission provinciale (Règlement 31-103). Les conseillers en assurance détiennent un permis provincial : l’ARSF en Ontario, l’AMF au Québec, les conseils d’assurance ailleurs.
  • L’approbation préalable du courtier. Les règles de l’OCRI exigent des politiques de révision et de supervision de la publicité, de la documentation commerciale et de la correspondance. Médias sociaux compris, données de rendement approuvées d’avance, publicité conservée deux ans. Votre cabinet est presque toujours plus strict.
  • Aucune communication trompeuse. L’article 13.18 du Règlement 31-103 interdit à une personne inscrite de se présenter de façon trompeuse quant à sa compétence, ses qualifications ou ses services, et les lois provinciales, comme celle de la Colombie-Britannique, de représenter la valeur future d’un titre. Jamais « rendement garanti ». « Conseiller financier » n’est protégé qu’en Ontario et au Nouveau-Brunswick; le Québec réserve « planificateur financier ».
  • La LCAP. Un courriel ou un texto commercial exige un consentement, l’identification de l’expéditeur et un désabonnement fonctionnel. Le consentement tacite dure six mois après une demande de renseignements et deux ans après un achat, la preuve vous revient, et le CRTC peut imposer jusqu’à 10 millions de dollars par violation à une organisation.
  • La Loi 25. Au Québec : un responsable de la protection des renseignements personnels, une politique de confidentialité en langage clair et un avis sur toute technologie qui profile un visiteur, que la Commission d’accès à l’information lit comme un consentement opt-in pour le suivi non essentiel, pixel publicitaire compris.
  • Un marché bilingue. L’article 52 de la Charte de la langue française exige, pour un site ou une publication sociale visant le Québec, une version française de qualité et de visibilité équivalentes, et une publicité commerciale nettement prédominante en français. Au-delà de la loi, un prospect de Laval reconnaît tout de suite une publicité traduite.

Rien de tout ça ne vous empêche de faire du marketing. Ça change l’ordre des opérations : politique d’abord, rédaction à l’intérieur, soumission en lots, publication.

Les règles complètes sont dans notre guide du marketing conforme sous l’OCRI, l’AMF et la LCAP. Les représentants du Québec ont leur guide sur l’AMF, la CSF et les campagnes bilingues. Avant de choisir un canal, encore faut-il savoir où les Canadiens cherchent vraiment un conseil.

Comment les conseillers canadiens trouvent-ils des clients, selon les chiffres?

Vous grandissez probablement encore par références, et elles amènent toujours la majorité des nouveaux ménages; ceux qui grandissent le plus vite ajoutent un deuxième canal planifié. Selon Broadridge/AdvisorStream, un conseiller canadien accueille 15 nouveaux clients par année à un coût marketing moyen de 531 $ chacun. Ceux qui ont une stratégie définie en accueillent 22 contre 13.

Selon le Globe and Mail, 98 % trouvent le marketing difficile. Et 63 % de ceux qui ont un plan ont vu leurs prospects entrants augmenter, contre 32 % sans plan.

Où les Canadiens cherchent conseil, c’est la partie inconfortable. Enquête canadienne sur les capacités financières 2024 de l’ACFC :

  • 37 % vers la famille et les amis;
  • 33 % vers les banques et les assureurs;
  • 25 % vers un conseiller professionnel;
  • 20 % vers le web;
  • 9 % vers les médias sociaux (18 % chez les 18 à 34 ans).

Indice des investisseurs 2024 des ACVM (7 215 répondants) :

  • recours à un conseiller à 61 %, huit points de moins qu’en 2020;
  • les 35 à 44 ans passant de 66 % à 51 %;
  • 53 % des investisseurs s’informent sur les placements dans les médias sociaux, 82 % chez les 18 à 24 ans.

La bonne nouvelle est juste à côté de la mauvaise. Selon un sondage Primerica Canada de juin 2026, 85 % des Canadiens préfèrent les conseils professionnels aux finfluenceurs. Les conseillers sont la source la plus fiable à 60 %, devant la famille à 49 %.

Le public est en ligne, il vous fait confiance, et la plupart des conseillers n’y sont pas. Trois autres chiffres de Broadridge cadrent la suite :

  • Votre site web sous-performe. Le site moyen d’un conseiller produit 1,6 prospect par mois, 48 % des conseillers n’en tirent aucun, et 51 % jugent leur site inefficace.
  • Les clients sont venus des réseaux sociaux. 74 % des conseillers utilisent LinkedIn et 58 % Facebook; 40 % ont acquis des clients par les médias sociaux.
  • Le temps est la contrainte. Dépense moyenne de 7 748 $ par année (6 250 $ en solo, 10 175 $ en équipe), le double chez les conseillers axés sur la croissance; 40 % y mettent moins d’une heure par semaine.

Le conseiller de courtier moyen est âgé de 52,8 ans, et CPA Canada estime à 1 billion de dollars le transfert vers la génération suivante d’ici 2026. Voici comment les canaux se classent.

Quels canaux marketing fonctionnent pour un conseiller canadien? Les cinq premiers

Si vous avez de la place pour quatre rendez-vous de plus par mois, voici d’où ils devraient venir. Pour la plupart des conseillers canadiens, l’ordre est : références de clients, centres d’influence, publicité Meta avec prise de rendez-vous, webinaires et séminaires, puis vidéo. Le classement pondère le délai avant un premier rendez-vous, le coût par ménage, vos heures et la friction de conformité.

Coût direct illustratif : Faible, moins de 200 $ par mois; Moyen, de 200 $ à 1 500 $; Élevé, plus de 1 500 $. Le tableau répond à ce que vous voulez savoir : à quelle vitesse, pour combien, avec combien de vos heures et de friction.

CanalConvient surtout àCoût direct (illustratif)Votre tempsDélai avant un premier rendez-vousFriction de conformité
1. Références de clientsTout conseiller avec 20 ménages engagés ou plusFaible1 à 2 h/semaineRapide (1,6 mois en moyenne)Faible, sauf honoraires versés
2. Centres d’influenceConseillers avec un créneau définiFaible2 à 3 h/semaineLent à bâtir, régulier ensuiteFaible à moyenne (règles d’indication)
3. Publicité Meta + prise de rendez-vousCapacité de 4 rendez-vous ou plus par moisMoyen à élevé1 h/semaine impartie, 5 h et plus en soloLe canal payant le plus rapideÉlevée (catégorie spéciale, approbation préalable, consentement au pixel)
4. Webinaires et séminairesPréretraités, propriétaires d’entreprise, assurance collectiveMoyen4 à 6 h par événementQuelques semainesMoyenne (LCAP sur les relances)
5. Vidéo et YouTubeÀ l’aise devant la caméraFaible à moyen2 à 4 h/semaineDes moisMoyenne à élevée (approbation préalable)
6. LinkedInProfessionnels, cadres, propriétaires d’entrepriseFaible2 à 3 h/semaineSemaines à moisMoyenne (approbation préalable des publications)
7. Site web + fiche d’établissement GoogleTout conseiller, comme fondationFaible à moyen1 h/semaine après la mise en placeLentFaible à moyenne (politique sur les avis)
8. Courriel et infolettreRelance et fidélisation, pas acquisitionFaible1 à 2 h/semaineLentMoyenne (LCAP)
9. BaladosAutorité de créneau, relations avec les centres d’influenceMoyen3 à 4 h/semaineDes moisMoyenne
10. Communauté et événementsPratiques locales et en régionFaible à moyenVariableSemaines à moisFaible

1. Les références de clients

Les références convertissent le plus vite et coûtent le moins cher, et vous le savez déjà. Dans un sondage LinkedIn et Greenwich auprès de 1 124 conseillers américains et canadiens, 80 % s’y fient d’abord. Leurs 1,6 mois de conversion chez Broadridge font moins de la moitié des 3,7 mois d’un prospect issu du marketing.

Ce qui manque à la plupart des pratiques, c’est la demande : délibérée, juste après qu’un client a reçu de la valeur, avec un type de personne précis en tête. Dès qu’un honoraire ou un cadeau y est lié, les règles d’indication du Règlement 31-103 s’appliquent. Notre guide de stratégie de références couvre la demande, le moment et l’angle OCRI.

2. Les centres d’influence

Le comptable, le notaire, le courtier hypothécaire et le banquier d’affaires de vos clients voient leur argent bouger avant vous. Ils fonctionnent quand vous servez un créneau qu’ils reconnaissent (médecins incorporés, entreprises familiales, personnes récemment veuves) et que vous leur envoyez des clients en premier. Des mois à développer, à peine plus cher qu’un déjeuner.

Les mêmes règles d’indication s’appliquent, d’où des relations surtout réciproques et non rémunérées. Le guide des centres d’influence contient la séquence d’approche.

3. La publicité Meta avec prise de rendez-vous

Facebook et Instagram sont la voie payante la plus rapide vers l’agenda d’un inconnu au Canada, parce que le public y est. Le Social Media Lab de l’Université métropolitaine de Toronto mesure l’adoption de Facebook à 82 % des adultes canadiens, dont 71 % chaque jour.

La publicité fonctionne quand trois choses sont en place :

  • une offre précise pour un public précis (quand demander la RRQ ou le RPC, pour les 58 à 65 ans, pas « réservez une révision financière »);
  • une page d’atterrissage avec un calendrier;
  • un humain qui rappelle chaque prospect en quelques minutes pour confirmer le rendez-vous.

Une agence québécoise publie de 80 $ à 200 $ CA par prospect qualifié sur des budgets de 300 $ à 700 $ par semaine, une fourchette honnête pour planifier. Les services financiers tombent dans la catégorie d’annonce spéciale de Meta (18 ans et plus, aucun code postal, aucune audience similaire). Meta peut exiger une vérification d’identité ou réglementaire, chaque publicité passe par votre cabinet et le pixel exige un consentement Loi 25 au Québec. Commencez par le guide des publicités Facebook et Instagram, puis le guide sur l’entonnoir.

4. Les webinaires et séminaires

Une salle, ou un Zoom, comprime la confiance en une heure. En services financiers, de 40 % à 50 % des inscrits assistent à un webinaire, et de 5 % à 20 % des participants réservent un rendez-vous. Le calcul favorise les sujets attachés à une décision pressante, comme une date de retraite, la conversion d’un REER en FERR ou la vente d’une entreprise.

Un séminaire éducatif sans titres précis n’est généralement pas de la documentation commerciale pour l’OCRI. Vos diapositives passent quand même par votre cabinet, et les relances exigent un consentement LCAP recueilli à l’inscription. Le guide des séminaires et webinaires couvre sujets, promotion et suivi.

5. La vidéo et YouTube

Cinquième en vitesse, première en effet cumulatif. Selon le sondage Wyzowl 2025, 63 % des gens préfèrent une courte vidéo pour découvrir un service. Et 40 capsules de deux minutes continuent de travailler longtemps après que vous avez cessé de filmer.

Une vidéo enregistrée est de la publicité à faire approuver d’avance; un script s’approuve plus vite que l’improvisation, et il vous évite la prise qu’un collègue capturerait en image. Voyez le guide du marketing vidéo et pourquoi la vidéo bâtit la confiance.

Vos soirées retrouvées, et les rendez-vous du mois prochain déjà à l’agenda

Finnect mène la publicité Meta, les pages d’atterrissage et la prise de rendez-vous des conseillers canadiens en un seul système clé en main. Nos représentants rappellent chaque prospect et inscrivent les qualifiés à votre agenda : votre semaine contient des rencontres, pas de la prospection. Tarif mensuel fixe, pour connaître le chiffre avant de commencer; jamais un pourcentage de vos actifs, pour que les règles d’indication de votre cabinet restent intactes; tout rédigé pour votre révision de conformité; français d’ici et anglais sous un même toit.

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Les canaux de soutien : six à dix

On vous a sûrement dit d’être partout. Vous n’avez pas à l’être. Les canaux six à dix produisent rarement un premier rendez-vous à eux seuls, mais ils décident si les cinq premiers convertissent. Un prospect qui voit votre publicité vérifie votre LinkedIn, votre site et vos avis Google avant de se présenter.

6. LinkedIn

LinkedIn travaille pour vous si vos clients sont des professionnels, des cadres ou des propriétaires d’entreprise. Utilisé par 74 % des conseillers canadiens, le fil déborde de mises à jour de marché identiques. Il récompense un point de vue et une demande de connexion accompagnée d’une raison.

Publications et profil sont du contenu statique, généralement soumis à l’approbation préalable. Le guide LinkedIn pour les conseillers canadiens couvre profil, cadence et une approche qui ne sent pas la vente.

7. Le site web et la fiche d’établissement Google

Votre site est l’endroit où tous les autres canaux envoient les gens; 1,6 prospect par mois est donc un symptôme, pas un verdict. Un site génère des prospects avec votre créneau en page d’accueil, un lien de réservation plutôt qu’un formulaire de contact, et un aimant à prospects qui recueille le consentement LCAP.

La fiche d’établissement Google est la couche locale : « conseiller financier près de moi » aboutit sur la carte. Une fiche complète est souvent la visibilité la moins chère de cette liste. Les avis sont des communications publicitaires : vérifiez la politique de votre cabinet avant d’en demander. Voyez pourquoi votre site de conseiller ne génère aucun prospect, le guide de la fiche d’établissement Google et les règles sur les témoignages et les avis Google.

8. Le courriel et l’infolettre

Le courriel est votre canal de relance : il garde au chaud les prospects de 3,7 mois et transforme les clients en référents. La LCAP encadre chaque envoi : consentement documenté, désabonnement traité en dix jours ouvrables. Le guide sur la LCAP couvre les séminaires et les séquences automatisées; les courriels qu’on ouvre, la rédaction.

9. Les balados

Un balado est un jeu d’autorité lent et un jeu de centres d’influence rapide. Inviter un comptable à votre émission est le premier rendez-vous le plus facile que vous réserverez jamais. Contenu enregistré, donc plans révisés, et un invité qui vous promeut contre rémunération ou tout avantage peut tomber sous l’avis des ACVM et de l’OCRI sur les finfluenceurs.

10. La communauté et les événements

Commanditer le hockey mineur de Trois-Rivières ou organiser une soirée de reconnaissance des clients fonctionne quand votre marché est un lieu plutôt qu’une profession. Peu coûteux, lent, et ça rapporte par les références et les centres d’influence. Les conseillers en assurance s’y appuient le plus; le guide du marketing pour conseillers en assurance couvre le volet communautaire et l’économie des prospects.

Dix canaux, c’est un menu, pas une liste de tâches. Le plan ci-dessous en choisit quatre.

Un plan marketing de 90 jours pour un conseiller financier canadien

Vous n’avez pas besoin d’un service marketing; vous avez besoin d’une page. Un plan de conseiller qui fonctionne tient dessus : 30 jours de fondation, 30 jours pour lancer un canal d’acquisition, 30 jours pour mesurer et en ajouter un deuxième. Le tout à deux ou trois heures par semaine, ce que les conseillers axés sur la croissance y consacrent déjà selon Broadridge.

Jours 1 à 30 : la fondation

  1. Choisissez un créneau que vous pouvez décrire en une phrase.
  2. Obtenez la politique marketing et médias sociaux à jour de votre cabinet et lisez-la avant d’écrire quoi que ce soit.
  3. Corrigez le site : créneau en page d’accueil, lien de réservation visible sans défiler, politique de confidentialité Loi 25 si vous servez le Québec, case de consentement non précochée sur chaque formulaire. Complétez votre fiche d’établissement Google.
  4. Demandez à vos 20 ménages les plus engagés une présentation chacun, en décrivant exactement qui vous aidez.
  5. Rédigez 30 jours de publications et un aimant à prospects; soumettez le tout à la conformité en un seul lot.

Jours 31 à 60 : lancer un canal d’acquisition

  1. Choisissez la publicité Meta avec prise de rendez-vous ou un webinaire. Pas les deux.
  2. Bâtissez la séquence : publicité ou invitation, page d’atterrissage, calendrier, appel de confirmation en quelques minutes, rappel la veille, relance LCAP pour ceux qui ne réservent pas.
  3. Installez le suivi avant le premier dollar : prospects, rendez-vous réservés et tenus, ménages, par source.
  4. Envoyez trois messages d’approche à des centres d’influence par semaine, en offrant avant de demander.

Jours 61 à 90 : mesurer et ajouter

  1. Revoyez chaque semaine le coût par rendez-vous réservé et tenu. Coupez la publicité ou le sujet qui produit des prospects mais aucun rendez-vous.
  2. Lancez l’infolettre pour tous ceux qui ont consenti sans réserver.
  3. Soumettez le deuxième lot de contenu et choisissez le canal deux : vidéo, LinkedIn ou un deuxième sujet de webinaire.
  4. Notez ce que le trimestre a coûté, en dollars et en heures, et ce qu’il a produit : cette page est le plan du prochain.

En pratique : voici ce trimestre avec des chiffres dessus, pour faire le calcul sur votre propre livre. Un trimestre illustratif pour un représentant en épargne collective de Laval qui sert des préretraités. Jours 1 à 30 : site et fiche Google corrigés, 20 demandes de référence donnent 3 présentations.

Jours 31 à 90 : 1 500 $ par mois en publicité Meta pour une liste de vérification sur le moment de demander la RRQ. À 120 $ le prospect, cela donne environ 25 prospects. Un représentant en confirme 10, 7 sont tenus, 2 deviennent des ménages.

Environ 3 000 $ de publicité plus les frais de prise de rendez-vous donnent de 1 500 $ à 2 000 $ par ménage, avant le temps du conseiller. Et 15 contacts consentants entrent dans l’infolettre. Chiffres illustratifs; ce qui compte, c’est que chacun se mesure.

Comment mesurer le marketing d’un conseiller financier?

On vous a probablement déjà cité un coût par prospect sans que vous sachiez s’il était bon. Mesurez plutôt l’entonnoir de bas en haut : coût par ménage, par rendez-vous tenu, par rendez-vous réservé, puis par prospect. La plupart des conseillers ne suivent que le dernier. C’est ainsi qu’un prospect à 40 $ qui ne répond jamais a l’air meilleur qu’un prospect à 150 $ qui réserve, se présente et signe.

  • Coût par prospect : la dépense divisée par les coordonnées recueillies avec consentement. Utile pour comparer des publicités, inutile seul.
  • Coût par rendez-vous réservé : la dépense divisée par les rendez-vous à votre agenda. C’est ici que la prise de rendez-vous se paie, et le chiffre qu’une agence devrait vous rapporter chaque semaine.
  • Coût par rendez-vous tenu : le même, après les absences. Un taux d’absence élevé est un problème de confirmation, pas de qualité des prospects.
  • Coût par ménage : le coût marketing total, vos heures comprises, divisé par les nouveaux ménages. La moyenne canadienne de Broadridge : 531 $ de coût direct par nouveau client.
  • Délai de conversion : 1,6 mois pour une référence, 3,7 pour un prospect issu du marketing. Jugez un canal au jour 30 et vous tuerez ceux qui allaient fonctionner.

Les repères aident, avec une réserve : les plus cités sont américains.

  • Kitces évalue le coût d’acquisition moyen d’un client américain à 3 119 $ US, dont 2 600 $ (83 %) en temps du conseiller.
  • Le coût médian par prospect des services financiers sur Meta était de 38,09 $ US en juin 2026.
  • Les chiffres américains propres aux conseillers vont de 80 $ à 250 $ US par prospect fortuné et de 800 $ à 3 000 $ US par appel réservé.

Le guide du coût par prospect et par rendez-vous donne les fourchettes canadiennes; le guide du budget marketing, combien dépenser et où. Ces chiffres montrent aussi où la plupart des pratiques dérapent.

Les plus grandes erreurs de marketing des conseillers financiers au Canada

Si vous vous reconnaissez dans la première, vous êtes dans la majorité. L’erreur la plus fréquente, c’est de n’avoir aucun plan, le cas de 80 % des conseillers canadiens selon Broadridge. Les autres reviennent à emprunter un guide américain ou à sauter une étape canadienne.

  1. Copier les tactiques américaines. Sites remplis de témoignages, publicités ciblées par revenu et courriels froids se cassent quelque part entre l’OCRI, les règles de ciblage de Meta au Canada et la LCAP.
  2. Écrire d’abord, vérifier la conformité ensuite. C’est comme ça qu’une publication revient couverte de rouge. Rédigez à l’intérieur de la politique de votre cabinet et soumettez en lots.
  3. Acheter des listes de prospects. Partagées, périmées et généralement sans consentement LCAP : le premier courriel est déjà la violation. Le guide sur les fournisseurs de prospects au Canada explique quand acheter peut avoir du sens.
  4. L’anglais seulement au Québec. Un problème de Charte et un problème de conversion.
  5. Laisser refroidir les prospects. Un prospect rappelé le lendemain matin n’est plus le même que celui rappelé en cinq minutes : c’est l’argument pour la prise de rendez-vous, développé au complet dans le guide de génération de prospects.
  6. Abandonner au jour 30. Les prospects issus du marketing prennent 3,7 mois en moyenne.
  7. Aucun créneau. « Les familles et les entrepreneurs », ce n’est pas un créneau, et la catégorie d’annonce spéciale de Meta ne le resserrera pas pour vous.
  8. Publier sans archive. Les périodes de conservation de l’OCRI s’appliquent au contenu social; utilisez un outil qui archive.

La dernière question, c’est de savoir si vous corrigez tout ça vous-même ou si vous payez quelqu’un, et surtout comment ce quelqu’un est payé.

Le faire soi-même ou engager une agence?

Vous avez sûrement déjà fait le calcul : trois heures par semaine que vous n’avez pas, contre des honoraires qui reviendront peut-être. Faites-le vous-même si vous avez ces trois heures, aimez écrire, et que votre premier canal est les références, les centres d’influence ou LinkedIn.

Engagez de l’aide si votre premier canal est la publicité payante, les webinaires ou la vidéo, qui récompensent les spécialistes. Engagez-en aussi si la réponse honnête à « combien d’heures de marketing la semaine dernière » est le 1,7 de Broadridge. Dans les deux cas, la façon dont l’aide est payée compte autant que sa qualité.

Voici le problème de la tarification par client ou par actif. Sous les articles 13.7 à 13.10 du Règlement 31-103, une société inscrite ne peut payer des indications de clients qu’en vertu d’une entente d’indication écrite, avec information écrite au client. L’avis des ACVM et de l’OCRI sur les finfluenceurs vise aussi les honoraires liés aux clients ou aux actifs versés à une personne non inscrite. Ils peuvent constituer une entente d’indication dont la société répond.

Une agence payée par client ou en pourcentage de vos actifs entraîne votre courtier dans des ententes, des divulgations et une surveillance qu’il n’a jamais acceptées. Un tarif mensuel fixe, sans lien avec les clients acquis, est la façon habituelle de rester hors de ce cadre. Aucun régulateur ne l’a déclaré automatiquement correct : faites passer toute entente par la conformité.

Cinq questions à poser à toute agence avant de signer :

  • Avec quels conseillers canadiens avez-vous travaillé, et sous quelles catégories d’inscription?
  • Qui rédige pour la conformité, et combien de rondes de révision sont incluses?
  • Le tarif est-il fixe, et une partie est-elle liée à mes clients, à mes actifs ou à mes revenus?
  • À qui appartiennent le compte publicitaire, les pages d’atterrissage et les données de prospects si on se sépare?
  • Que rapportez-vous chaque semaine : des prospects, ou des rendez-vous réservés et tenus?

Une agence qui hésite sur la troisième vient de vous répondre. Le guide du budget marketing met les honoraires d’agence en perspective avec les heures en solo et la dépense actuelle des conseillers canadiens.

Pour aller plus loin : les guides de la série

Ce guide est la carte. Chaque canal et chaque règle ci-dessus a son propre guide, écrit pour les conseillers canadiens.

Règles et conformité

Génération de prospects et publicité payante

Références, événements et relations

Contenu, médias sociaux et web

Budget et segments

Foire aux questions

Comment trouver des clients quand on est un nouveau conseiller financier au Canada?

Commencez par les canaux qui coûtent du temps plutôt que de l’argent : un créneau en une phrase, des demandes de référence à ceux qui vous font déjà confiance, trois centres d’influence et un profil LinkedIn écrit pour ce créneau. Lisez d’abord la politique marketing de votre cabinet. Avec un site doté d’un lien de réservation et de la place à l’agenda, ajoutez un canal payant, habituellement la publicité Meta avec prise de rendez-vous.

Combien un conseiller financier devrait-il dépenser en marketing au Canada?

La moyenne canadienne est de 7 748 $ par année selon Broadridge/AdvisorStream 2024 : 6 250 $ en solo, 10 175 $ en équipe, le double chez les conseillers axés sur la croissance. La meilleure question, c’est le coût par ménage : si un canal amène des ménages à un coût que votre pratique récupère la première année, dépensez-y davantage, vos heures comprises.

Les publicités Facebook fonctionnent-elles pour les conseillers financiers au Canada?

Oui, quand elles tournent comme un système plutôt que comme un formulaire isolé : une offre précise pour un public précis, une page d’atterrissage avec un calendrier, et une personne qui rappelle chaque prospect en quelques minutes pour confirmer le rendez-vous. La catégorie d’annonce spéciale de Meta limite le ciblage au Canada, alors c’est l’offre qui qualifie, et chaque publicité passe par l’approbation de votre cabinet.

Mon courtier doit-il approuver mes publications sur les médias sociaux?

En pratique, oui, par la politique de votre cabinet. Sous les règles de l’OCRI, les courtiers doivent réviser et superviser la publicité et la documentation commerciale, médias sociaux compris. Le contenu statique (publications, profils, vidéos) est traité comme de la publicité, et toute donnée de rendement exige une approbation préalable. La politique de votre cabinet est généralement plus serrée que la règle.

Un conseiller financier peut-il utiliser des témoignages ou des avis Google au Canada?

Aucune règle canadienne en valeurs mobilières n’interdit d’emblée les témoignages de clients, contrairement à l’ancienne règle américaine. Ce sont des communications publicitaires, soumises à l’interdiction des communications trompeuses et à l’approbation de votre courtier; plusieurs cabinets les restreignent par politique interne. En assurance s’ajoutent des règles provinciales, comme celle de l’ARSF sur les actes ou pratiques malhonnêtes en Ontario. Vérifiez d’abord la politique de votre cabinet.

Un agenda avec des premiers rendez-vous qualifiés chaque semaine, et fini les mardis soirs

Finnect bâtit et mène le canal payant des conseillers canadiens : publicité Meta, pages d’atterrissage, et des représentants qui rappellent chaque prospect et inscrivent les qualifiés à votre agenda. Vous entrez en rencontre avec des gens qui ont demandé à vous parler; la prospection se fait sans vous. Tarif mensuel fixe, pour connaître le chiffre avant de commencer; jamais un pourcentage de vos actifs, pour que les règles d’indication de votre cabinet restent intactes; tout rédigé pour votre révision de conformité; français d’ici et anglais sous un même toit.

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Cet article est de l’information générale pour les conseillers financiers canadiens, pas un avis juridique, de conformité ou de placement. Votre catégorie d’inscription, les politiques de votre cabinet et votre régulateur provincial déterminent ce qui s’applique à vous. Les chiffres sont illustratifs sauf lorsqu’une source est citée.

Passez à la pratique : publicité et génération de prospects · prise de rendez-vous
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